Le syndrome naviculaire est une maladie redoutée par les cavaliers. Elle cause une boiterie chronique antérieure douloureuse qui impacte le travail du cheval et entraîne une retraite prématurée.
Companimo vous en dit plus à ce sujet pour comprendre les causes de ce syndrome et les moyens pour soulager votre cheval.
Le syndrome naviculaire, c’est quoi ?
Le syndrome naviculaire, aussi appelé syndrome podo-trochléaire, est responsable de boiteries chez le cheval. Ce syndrome se caractérise par une douleur lors de l’extension interphalangienne distale, c’est-à-dire quand le membre est en arrière de la verticale. La douleur est provoquée par le tendon qui s’appuie sur l’os naviculaire. La douleur provient de lésions sur l’appareil podo-trochléaire :
- l’os naviculaire : fracture, ostéolyse, sclérose, etc.
- le tendon fléchisseur profond du doigt : tendinite
- la bourse naviculaire : bursite
- les ligaments : desmite, enthésophytes, etc.
Les symptômes du syndrome naviculaire
Généralement localisée aux antérieurs, il peut toucher un membre ou être bilatérale. Il y a deux manières de voir si le cheval est atteint du syndrome naviculaire : statique et dynamique. Le plus souvent, on observe une boiterie plus ou moins importante ou une gêne durant l’effort, les allures sont généralement étriquées et les foulées raccourcies. Au repos, le cheval place souvent son antérieur vers l’avant pour soulager la douleur, ce qui peut causer une atrophie du pied. Très souvent, le test de la planche est utilisé pour mettre en tension le pied et étudier les réactions de douleur du cheval.
Comment agir ?
Le syndrome naviculaire est, au même titre que l’arthrose, une maladie dégénérative. Il n’est donc pas possible de guérir complètement le cheval mais il vous pouvez trouver des traitements adaptés pour le soulager.
- Le traitement médical : En cas de boiterie, faire suivre son cheval par un vétérinaire pour comprendre les causes et réduire la douleur. Il existe plusieurs types de traitements par voie générale tels que l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou de bisphosphonates. Un vétérinaire peut également choisir des traitements locaux sous forme d’infiltrations pour atténuer la douleur de l’animal.
Il existe d’autres traitements selon le bilan de santé et les besoins tels que les ondes de choc ou l’acupuncture.
- La maréchalerie : Une ferrure adaptée permet de soulager les tensions sur l’appareil podotrochléaire chez le cheval. Il existe plusieurs types de fers qui s’adaptent aux besoins du cheval selon son activité (sportive, obstacle, etc.).
- Les compléments alimentaires : En plus des traitements médicamenteux, apporter des compléments alimentaires au cheval. Selon le complément choisi, il est possible d’améliorer la souplesse et limiter les raideurs. Dans ce cas, l’harpagophytum peut être un allié précieux pour accompagner le cheval.
- Le traitement environnemental : En cas de douleurs chez le cheval, le choix du sol est important car il impacte directement les tensions. Si le sol est trop dur, les problèmes ostéo-articulaires s’amplifient à cause des chocs. L’idéal est de privilégier les sols souples et fermes avec des échauffements longs.